Initiales S.G.

Un grand moment de télévision. Serge Gainsbourg brûle en direct un billet de 500 francs. Taxé à 74%, il prétend que son pognon ne vient pas en aide aux plus pauvres, mais sert au nucléaire, va dans les poches du gouvernement. Et il a bien raison ! Tu nous manques l'ami, qui ferait encore ça à la télé en 2008 ?
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:11

Renaud - Mon Bistrot Préféré (2002)

Renaud - Mon Bistrot Préféré (2002)
Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
M'accueille
quelquefois aux jardins du Bon Dieu
C'
est un bistrot tranquille où il m'arrive de boire
En compag
nie de ceux qui peuplent ma mémoire

Les
jours de vague à l'âme ou les soirs de déprime
Près de que
lques artistes amoureux de la rime
Je v
ide deux trois verres en parlant de peinture
D'amour,
de chansonnettes et de littérature

Il y a là
, bien sûr, des poètes, le Prince
Tiran
t sur sa bouffarde, l'ami Georges Brassens
Il y a Brel aussi
et Léo l'anarchiste
Je revis,
avec eux une célèbre affiche

Trenet vient nous
chanter une Folle Complainte
Cependant
que Verlaine et Rimbaud, à l'absinthe
S
e ruinent doucement en évoquant Villon
Q
ui rôde près du bar et des mauvais garçons

L'ami René Fall
et me parle de ses touches
Qui me font
frissonner quand il pêche à la mouche
Et
du vin et des femmes et surtout des copains
Q
ui font la vie plus belle, le désespoir plus loin

Il
y a Boris Vian, Maupassant et Bruant
E
coutant les histoires d'un Coluche hilarant
Je m'assois ave
c eux pour quelques libations
Entouré de
Desproges et Reiser et Tonton

Nous ri
golons des cons avec Frédéric Dard
Souve
nirs de prison avec le vieux Boudard
Au
diard et puis Pagnol s'allument au Pernod
Je lève mon verre
à Robert Doisneau

Gainsbourg est au piano, jouant sa Javanaise
Et no
us chante l'amour qu'il appelle la baise
Dewaere
est là aussi dans un coin, et il trinque
Avec Bernard Dimey
, avec Bobby Lapointe

Assis autour du
poêle il y a Jacques Rigaut,
Franquin, J
ean-Pierre Chabrol, Prévert et son mégot
Nous parlons de su
icide Maurice Ronet arrive
La mort est
quelquefois tout un art de vivre

Mon bi
strot préféré, quelque part dans les cieux
Je l'avoue, déso
lé, manque de femmes un peu
Mais les am
is, les potes qui le hantent toujours
Sa
vent aussi bien qu'elles ce que c'est que l'amour

Ils sont
bien plus vivants dans ma mémoire au moins
Que la majorité
de mes contemporains
Si demain
la faucheuse vient me prendre la main
Pourvu qu
'elle me conduise au bistrot des copains

Pix :
La Closerie des Lilas

Ecoutez ici
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:19

Modifié le lundi 28 juillet 2008 12:41

Chanson

Olivia Ruiz et Christian Olivier (des Têtes Raides) - Non Dits
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:57

Renaud, Coluche et Desproges

Une vidéo qui réunit trois hommes que j'admire, je respecte, et que j'aime énormément.
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 12:11

Quand Tu Es Loin De Moi

113ème cigarette sans dormir
Comme l'
a chanté Hubert-Félix Thiéfaine
J
e me décide à prendre ma lyre
Ecoutant Renaud sur MSN

Il se profile
encore une nuit blanche
J'vais pas encore
en faire une chanson
Demain
j'aurai du pain sur la planche
Comme le prolo va au charbon

Pour l'i
nstant il n'y à rien à faire
C'est l'ennu
i qui accompagne mes nuits
Qu
and j'aurai fini mes deux bières
Je me finirai au w
hisky

Que les nui
ts sont longues
Quand
tu es loin de moi
Tu
vois j'me bouffe les ongles
Quand tu es
là où j'suis pas


1
14ème cigarette sans dormir
Pa
s lavé, pas rasé, pathétique
Avec pour passer le temps, écrire
Cette
nouvelle chanson chimérique

Quelques mo
ts inutiles et frivoles
Qui resterons
dans un tiroir
Comme c
eux qu'on m'a appris à l'école
J'ai déla
issé mes cours d'histoire

Pas besoin d'
ouvrir un manuel
Pou
r voir la barbarie de ce monde
Loin de n
otre puissance industrielle
Des enfants
crèvent à chaque seconde

Que les nuits
sont longues
Q
uand tu es loin de moi
Tu
vois j'me bouffe les ongles
Quand tu es
là où j'suis pas

1
15ème cigarette sans dormir
Tandis que j
e n'trouve pas le sommeil
J'aimais
pas le bruit des soupirs
Que j'entends le soir quand je veille

Profond sentiment de solitude
Da
ns cette nuit sans fin où je m'enlise
J'av
ais hélas pris pour habitude
De
sentir ton corps qui me frise

D'e
ntendre ta voix qui me rassure
De respi
rer ton parfum exotique
Ton rire q
ui sait guérir mes blessures
Toucher te
s p'tits seins qui m'excitent

Que l
es nuits sont longues
Quand tu
es loin de moi
Tu vo
is j'me bouffe les ongles
Quand tu es là
où j'suis pas


116
ème cigarette sans dormir
En regardan
t briller les étoiles
En
pensant qu'en bas de mon point de mire
Réside quelque part ma fille idéale

Mêm
e éloignés par la distance
Si tu regard
es un peu le ciel
No
s regards convergent dans le même sens
D
ictés par notre amour torrentiel

Nous s
ommes si proches par le coeur
Quand tu t
'éclipses je n'suis qu'une ombre
Un fant
ôme qui hante tes rêves à toutes heures
Celui qui ce soir dans le chagrin sombre

# Posté le vendredi 01 août 2008 22:11