Mes Pieds

Ils m'ont suivi partout où j'allais
Ils sont à l'homme ce que les racines sont à l'arbre
Ils vont par deux et m'ont guidé là où je marchais
Ils ont connu bien des surfaces qui se délabrent
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds


Ils m'ont accompagné depuis ma naissance
Ils sont la boîte noire de mon existence
Ils vont déposer leur trace sur la terre
Ils ont différentes formes selon leur propriétaire
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds


Ils m'ont éclairé comme une flamme
Ils sont la fondation de notre corps
Ils vont m'escorter jusqu'à ma mort
Ils ont une image sensuelle chez la femme
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds


Ils m'ont traîné de toutes part
Ils sont la pellicule de mon histoire
Ils vont aux quatre coins de la planète
Ils ont comme habitat une paire de chaussettes
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds


Ils m'ont promené suivant mon destin
Ils sont fidèles à mes déplacements
Ils vont à toute allure ou bien lentement
Ils ont du mérite ça c'est certain
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds

Ils m'ont permis de prendre la fuite
Ils sont le socle de notre statue
Ils vont là où on les sollicite
Ils ont cinq doigts parfois une verrue
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds


Ils m'ont conduit dans bien des endroits
Ils sont le symbole de tout notre passé
Ils vont s'user comme un pneu lisse et plat
Ils ont l'excuse de ne pouvoir être changé
Ils portent en moi le poids du passé
Mes pieds
Mes Pieds

# Posté le lundi 09 juin 2008 09:27

Modifié le vendredi 13 juin 2008 19:44

Me Jette Pas (1988)

Ben tu vois
Même moi
J'ai craqué
J'ai glissé
Quelquefois
Qu'est-ce tu crois ?
Qu' j' suis en bois ?
Qu' ces pisseuses
Aguicheuses
Me laissent froid ?
Même moi
Qu'est-ce' tu crois ?
Qu' j' suis un ange ?
Qu' ça m' démange
Pas un peu ?
Déteste-moi
Mon amour
J'aimerai ça
Pas toujours
Mais un peu

Mais me jette pas
J' suis consigné chez toi
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

Tu r'marqueras
Qu' j'ai pas nié
Pris la main
Dans l' panier
J'ai avoué
J'ai pas dit
C'est pas moi
Cette fille j' la
Connais pas
J' la connais
Après tout
Tu t'en fous
Tu savais
Qu' la vie est
Dégueulasse
Que l'amour
Dure toujours
Et qu' c'est là
Qu'est parfois
L'angoisse

Mais me jette pas
N'existe pas sans moi
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

T'as raison
Les hommes sont
Des salauds
Des pas beaux
C'est pour ça
Que j' préfère
Les nanas
J' les préfère
Un peu trop
Quelquefois
Tu m' dis qu' toi
C' que t'aimes pas
C'est l' mensonge
Que ça t' ronge
Et qu' tu meurs
Moi c'est la
Vérité
Que j' trouve triste
A pleurer
Et je pleure

Mais me jette pas
J' me f'rai tout p'tit, tout plat
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi


Y'a pas d'ange
Sur cette terre
A part dans
Les cimetières
Les églises
Y a qu' des types
Comme il faut
Avec leur bite
Leur couteau
Sous la ch'mise
J' suis qu' un mec
Fais avec
Mais fais pas
Comme moi
Mon amour
Où à peine
Pour t' venger
Mais sans haine
Sans regret
Sans amour

Mais me jette pas
Moi non plus je m'aime pas
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi


Mais me jette pas
Moi non plus je m'aime pas
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

# Posté le lundi 09 juin 2008 09:34

sans titre

sans titre
Voici un autre poème que j'ai écrit avec mon complice Florian

(http://histoiresdeflo.over-blog.com/)


En orange ses vers,
En vert les miens


Eloignés par la distance
Proches par le coeur
C'est à toi que je pense
Du jour ou de la nuit, à toute heure

Comment dire que je t'aime
Comment te serrer contre mon corps
Qu'avec des pétales je parsème
Mélangées avec quelques pépites d'or

Si seulement je pouvais me blottir
Dans mes bras te serrer
Si ton parfum je pouvais sentir
Et de mes doigts te caresser

Tu es l'ange qui hante mes rêves
Tu es le démon qui envahit mes nuits
Sans toi je suis l'arbre sans sève
Sans toi je suis le seau sans puits

Tes yeux sont comme deux diamants
Incrustés de deux prunelles
Ta bouche m'attire comme un aimant
Je viendrai grâce à mes ailes

Te rejoindre jusqu'au bout du monde

Survolant forêts et mers
Nous mènerions une vie vagabonde
Toi et moi dans les airs

# Posté le samedi 14 juin 2008 18:09

Léo

Voici une chanson que j'ai écrite en une heure, Léo, et qui m'a grandement été inspiré par Manu (1981) de Renaud. En gros, ça raconte l'histoire d'un mec qui vient d'se faire larguer par par sa gonzesse et qui passe son temps à oublier sa peine dans un bar, se noyant dans l'alcool, malgré le réconfort d'un ami à qui il raconte sa triste histoire.

"A quoi ça sert l'amour puisqu'il y a l'amitié..."



Léo

Accoudé au coin du comptoir
La bar est plein de solitude
Léo raconte-moi ton histoire
Pleurer c'est pas ton habitude

Moi
qui t'es jamais vu chialer
Ce
soir ton coeur est tout sec
A cause d'une fille qui s'en est aller
El
le a rendu malheureux un mec

Tu vo
is plus qu'le fond d'ton verre
Emmi
touflé dans ton blouson
Tu n
oies ton chagrin dans ta bière
En es
sayant d'effacer son prénom

Mais tu l'a toujours dans la peau
Sur ton avant-bras un tatouage
Où l'
ont peut deviner sa photo
De
celle qui a fait ses bagages

Aller rentre chez toi Léo
D'
autres filles t'attendent
Et
si l'amour est un fleau
Tes
potes sont toute une bande


D
errière ta carapace de gros dur
Se c
ache un p'tit coeur d'artichaut
Qu'
était peut-être pas assez mûr
Pour
encaisser des coups d'couteaux

Ell
e t'aime plus Léo, laisse faire
Si
quand tu lui disais "je t'aime"
E
lle disait moi aussi, pas sincère
A q
uoi bon lui écrire des poèmes

Quan
d tu voulais lui faire l'amour
Si
elle avait toujours la migraine
C'ét
ait le début du compte à rebours
Qu
i droit vers la rupture te mène

No
us autres on a lâché nos promises
E
t maintenant nous voilà en liberté
On n'est pas des mecs qui courtisent
On
est des loups préférant l'amit

Aller rentre chez toi o
D'au
tres filles t'attendent
Et s
i l'amour est un fléau
Tes potes sont toute une bande


J'a
ime pas te voir triste et suicidaire
To
ut ça pour une nana en cavale
A
l'heure qu'il est elle s'envoie en l'air
Sans réaliser qu'elle t'a fait si mal

Relève-toi c'est pas la fin du monde
Un
e fille pourra te rendre heureux
Y'
en a plein les rues, elles abondent
Ma
is pour ça tu dois sécher tes yeux

Tu
sais l'amour c'est comme une cigarette
Léo
, ça pique les yeux ça fait pleurer
ça donne le vertige ça monte à la te
Et puis les cendres succèdent la fumée

J't'en supplie, va pas t'tailler les veines
Un
e gonzesse qui t'abandonne
C'
est dix copains qui reviennent
Q
ui te réconfortent et te sermonnent

Aller rentre chez toi Léo
D'
autres filles t'attendent
Et
si l'amour est un fléau
Te
s potes sont toute une bande


I
l est tant que tu t'arraches
Les larmes remplissent ta chope
Pl
us jamais tu ne t'amouraches
Avec c
ette espèce de salope

Vi
vre libre, c'est souvent vivre seul
Le
coeur est une machine à sentiments
Qui saigne jusqu'à dans le linceul
Ou qui vibre d'amour pour rester vivant

E
lle est parti sans laisser d'adresse
Un beau matin t'étais seul au plumard
Un
beau jour les voilà qui disparaissent
Un
p'tit mot "adieu salaud" sur l'armoire

Po
ur l'instant le bistrot va fermer
Pi
s tu commences à gonfler la patronne
L'histoire que tu viens d'me raconter
o, c'est celle de plusieurs hommes...

Aller rentre chez toi Léo
D'au
tres filles t'attendent
Et
si l'amour est un fléau
T
es potes sont toute une bande

All
er rentre chez toi o
D'aut
res filles t'attendent
Et
si l'amour est un fléau
T
es potes sont toute une bande

Al
ler rentre chez toi Léo
D'a
utres filles t'attendent
E
t si l'amour est un fléau
Tes p
otes sont toute une bande...

# Posté le jeudi 19 juin 2008 20:36

Modifié le vendredi 20 juin 2008 14:56

eRa {2008}

eRa {2008}
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# Posté le mardi 01 juillet 2008 10:56