Voyagez

Voyagez
A l'époque à laquelle nous vivons
J'aura
is aimé ne pas écrire cette chanson
Malh
eureusement le thème reste d'actualité
D
ans ce monde en manque d'humanité

J'aur
ais pu vous parler d'antisémitisme
De
guerre de religion, de chasse aux phoques
De trafic ou d'excision, de trucs qui choquent
Pour cette
fois ce sera l'éternel racisme

Nous somme
s six milliards d'être humains
Tous ne se sont pas décidé à se donner la main
Il exis
te encore des attardés ignorant les valeurs
Qui n'accep
tent pas une autre couleur que la leur

C'est le même sang qui coule dans nos veines
Car
nous sommes tous fils de Dieu le Père
Nous
sommes tous de nationalité terrienne
Pourta
nt ce sang se déverse à causes des frontières

L'ennemi c'est l'étranger
Vous diront le
s xénophobes
Alors
voyagez, voyagez
Faites l
e tour du globe
Pour
conjurer votre peur
D
e l'inconnu d'une autre couleur


Le philoso
phe en avance d'une longueur d'onde
A su n
ous dire que la terre n'est à personne
Dès
qu'il y a propriété, il y a vol
Les fruits
de l'arbre sont à tout le monde

On a to
us droit au respect et à la dignité
Peu
importe notre nom et nos origines
Il faut faire preuve de tolérance, de fraterni
Puisse
un jour y avoir une seule et même hymne

Comme si la couleur de peau reflétait la couleur de l'âme
Des ré
acs' regrettent Soweto sous l'emprise de l'apartheid
Les N
oirs ne sont que des singes, c'est ce qu'ils plaident
Une terre b
lanche et uniforme, c'est ce qu'ils réclament

Mais n'est-ce pas plus beau un monde où tout se mélange
Un mon
de où les peuples s'assemblent et s'arrangent
Un mond
e où tous ont leur place dans un autobus
S'il faut rêv
er, un monde où pas une coutume n'offusque

L'ennemi c'est l'étranger
Vous diront les
xénophobes
Alors voy
agez, voyagez
Faites l
e tour du globe
Po
ur conjurer votre peur
D
e l'inconnu d'une autre couleur


Ils sont
morts pour s'être opposé aux lois raciales
Furent assassinés pour leurs idées, Neil Aggett, Eloi Machoro
Le
s fachos n'ont pas hésité à les lyncher de quelques balles
Les
partisants de l'indulgence, Dulcie September et Steve Biko

Et d
epuis, le racisme vit toujours de belles heures
Mais leur
combat n'a pas compté pour du beurre
"L'é
tranger" est un vilian mot, beaucoup l'ont compri
Sauf l'extrême dro
ite qui restera étroite d'esprit

Ils vont d
iront que la France n'est pas une poubelle
N
otre territoire est envahi par une multitude d'allogènes
Qui vi
ennent de loin pour ralentir notre puissance industrielle
Ces
sans-papiers qui au marteau-piqueur se promènent

C'est sans compt
er que dans ma maison il trouveront un accueil
Ri
en ne pourra m'empêcher de recevoir un de mes semblables
Quel que soit son pays, on échangera autour d'une table
Il me p
arlera des siens et sera libre de franchir mon seuil

L'ennemi c'est l'étranger
Vous
diront les xénophobes
Alors voyagez
, voyagez
Faites le to
ur du globe
Pour conj
urer votre peur
De l'i
nconnu d'une autre couleur


Voyagez, voyagez
Fait
es le tour du globe
P
our conjurer votre peur
De l'
inconnu d'une autre couleur


Pour conjurer votre peur
De l'inconnu d'une autre couleur,
De l'incon
nu d'une autre couleur

# Posté le vendredi 18 avril 2008 19:48

La Bande de Cons

La Bande de Cons
Dès qu'on est plus de deux
On est une bande
de cons
Entraînés mais j
oyeux
De faire comme
les autres font
On délai
sse notre ego
Et no
tre véritable fond
On s'aj
uste au troupeau
E
n suivant les leçons

On de
vient quelqu'un d'autre
Q
uittant notre solitude
On camoufle t
outes nos fautes
Parmi la mul
titude
On ne fa
it que paraître
Sous cette sim
ilitude
Se cac
hent pas mal de traîtres
En vér
ité pas prudes

Au coeu
r de la cohue
Qui frém
it et s'anime
Se croise
nt des âmes déchues
Pe
rdues et anonymes
On es
t réduit à rien
Bruits
sourds et étranges mimes
Ac
compagnent mon chemin
Dan
s cette grande masse infime

Putain de foule envahissante et foisonnante
Dont l'in
stinct est partout et la pensée nulle part
To
utes ces têtes sont d'une diversité ressemblante
Et je deviens dingu
e sous le poids de leurs regards


Le mouton d
e panurge
Avance sans
réfléchir
Contre rien i
l ne s'insurge
Il ne f
ait qu'obéir
Aveuglémen
t il marche
Ne trouva
nt rien à redire
Dans so
n groupe il se cache
Et
veut pas en sortir

T
oi qui est marginal
Et
rebelle sur les bords
Tu nies le code pénal
E
t toutes les règles d'or
Surtout
pas suivre la mode
Mais crier haut
et fort
T
es vues qui incommodent
Quand l'imb
écile s'endort

L'imbéc
ile c'est le tas
Tas d
e poitrines débiles
Qui
sont ici ou là
Qui de
vant nous défilent
Des
milliers de cerveaux
U
ne seule pensée stérile
Comme un cheptel de v
eaux
Qui s
e range dans la file

Putain de foule envahissante et foisonnante
Dont l'instinc
t est partout et la pensée nulle part
Toues c
es têtes sont d'une diversité ressemblante
Et
je deviens dingue sous le poids de leurs regards


Dès qu'o
n est plus de deux
On est une b
ande de cons
On
devient dangereux
Dès qu'on f
orme une union
Dans la rue une manif '
Revend
ique ses convictions
De
s slogans agressifs
Le
s flics sortent de leurs gonds

On voit la f
oule fiévreuse
Pa
rquée dans un hangar
Lors d
e tournées merdeuses
Aux
concerts des ringards
L
evant les bras au ciel
Les briquets dan
s le noir
Louant Tokio
Hotel
Des nuls à la g
uitare

Ils jouissent au
tour d'une tombe
De
la mort d'un taureau
Dans
l'arène il succombe
Au plai
sir du torero
On l
es voit dans les stades
Cra
cher des mots racistes
Parfois ils
escaladent
Les grilles pour f
aire la rixe

Putain de foule envahissante et foisonnante
Dont l'instin
ct est partout et la pensée nulle part
Toues
ces têtes sont d'une diversité ressemblante
E
t je deviens dingue sous le poids de leurs regards


Dès qu'on est
plus de deux
On est une
bande de cons
Entraîn
és mais joyeux
De faire
comme les autres font
On délaisse notre ego
E
t notre véritable fond
O
n s'ajuste au troupeau
En suivant les leçon
s
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# Posté le vendredi 18 avril 2008 19:59

Le retour de la chetron sauvage !

Voici un medley de plusieurs chansons de Renaud au Zénith enregistré en 86 :

- Dans mon H.L.M. (1980)

- Hexagone (1975)

- Je suis une bande de jeunes (1977)

- Les charognards (1977)

- Ma chanson leur a pas plu... (1983)

- Ma gonzesse (1979)

- Laisse béton (1977)

- Les aventures de Gérard Lambert (1980)

- It is not because you are (1980)

- Marche à l'ombre (1980)

- C'est mon dernier bal (1979)

# Posté le vendredi 18 avril 2008 20:06

Modifié le samedi 03 mai 2008 19:30

J'suis Un Pacha

Je squatte dans un taudis
Chez des potes qui m'
hébergent
La plupart d'
entre eux étudient
Moi l
a paresse me submerge
J
e dors sur un matelat
R
ecouvert de papier journal
On s'partage des p't
its plats
Volés au cent
re commercial
Quand j'm
e réveille le matin
J'de
scends pour faire la manche
Avec ma guitare à
la main
Je joue avec non
chalance

J'vis au jour le jour
Sans un rond e
t sans amour
Je bourlin
gue comme un clodo
Mon s
ac d'couchage sur l'dos
J'mène un vie de pacha

Et j'me s
ens libre comme ça


J'fais des rencon
tres dans la rue
Avec d
es paumés sans famille
E
nsemble on s'sent moins exclus
On
regarde passer les filles
Moi j'aim
e pas trop la routine
J'
vis comme un vagabond
J
'ai des plans, des combines
Pour amas
ser un peu d'pognon
Le boulot c'e
st pas c'que j'préfère
J'suis du genre à m'faire servir
J'ai pas d'dip
lôme ni d'salaire
Dire
qu'mon père m'voyait un av'nir

J'vis au jour le jour
Sans un rond et
sans amour
Je bourlingu
e comme un clodo
Mo
n sac d'couchage sur l'dos
J
'mène une vie de pacha
Et j'me sens libre comme ça


J'suis dans tous l
es mauvais coups
Coursé
par les flics après un braquage
Mon métier c'e
st minable et voyou
J'r
oule sans permi et sans bagages
Le soir je rod
e dans les parkings
Pour
emprunter une vieille bagnole
J'ramasse quelq
ues grandes gigues
Que j
'largue plus loin dans la rigole
Je siffle en
longeant les façades
En
attendant c'que la vie m'réserve
J'fume sous c
'putain d'ciel maussade
Les
oiseaux me narguent et ça m'énerve

J'vis au jour le jour
Sans un
rond et sans amour
Je b
ourlingue comme un clodo
Mon sac d'couchage su
r l'dos
J'mène une vie
de pacha
Et j'me sens li
bre comme ça


J'fais c'
que j'peux côté coeur
J
'drague tout même les cousines
J'glande rien mo
n métier c'est dragueur
Même si ma tronche c'es
t pas James Dean
J'erre
un peu partout avec mon baluchon
Dedans y'a m
on sandwich et mon ricard
J'traîne des pieds co
mme un pochetron
Puis a
près j'm'écroule dans l'plumard
Dire que j'ai é
té étudiant, mécano
Piz
zaiolo, caissier et enfin chômeur
Le blé je le
flambe aussitôt
J'l'ai
pas gagné : j'suis un looser !

J'vis au jour l
e jour
Sans un rond et
sans amour
Je bourlingu
e comme un clodo
Mo
n sac d'couchage sur l'dos
J
'mène une vie de pacha
Et j'me sens libre comme ça


J'vis au jour le jour
Sans un rond et san
s amour
Je bourlingue c
omme un clodo
Mon sac d'
couchage sur l'dos
J'mè
ne une vie de pacha
Et
j'me sens libre comme ça
J'suis Un Pacha

# Posté le vendredi 18 avril 2008 20:24

Les Amoureux Dans Les Transports En Commun

On connaissait les bancs publics
C
omme étant l'endroit réservé
Aux
jeunes amoureux impudiques
Comme
Brassens l'a si bien chanté

Mais
il est un autre nid douillet
Qui
accueille les couples débutants
Ils saisissent le temps d'un trajet
Pour s'exhiber devant
les gens

La sc
ène se déroule dans un train
Dans un bus ou d
ans un avion
O
n les voit qui se tiennent la main
Se
foutant du quand-dira-t-on

Les amoureux dans les transports en commun
P
rofitent de ces petits instants opportuns
Pour se bécote
r, parler du lendemain
En attenda
nt que leur beau rêve ne s'éteint
Les amoureux dans les tr
ansports en commun...


Qu'ils sont b
ien dans leur p'tit cocon
Trop bien p
our que ça puisse durer
Faudra bie
n qu'un jour leur union
Se b
rise sous le poids du passé

Ils se gl
issent au creux de l'oreille
Des "
je t'aime" pour se faire plaisir
Avant eux d'autres ont fait pareil
D'autres ont su ap
prendre à mentir

Je le
s voit assis en classe deux
Enlassés comme de
ux tourtereaux
Se moquant de ce qu'on pens
e d'eux
Ces passants lassés du tabl
eau

Les amoureux dans les transports en commun
Profitent d
e ces petits instants opportuns
Pour se
bécoter, parler du lendemain
En a
ttendant que leur beau rêve ne s'éteint
Les amoureux d
ans les transports en commun...


San
s trop de pudeur ils s'embrassent
Sur
ces fameux sièges de voyage
Ils se d
outent pas encore hélas
Qu'ici s'é
crivent leurs plus belles pages

I
ls songent déjà à l'avenir
Au pré
nom d'leur premier enfant
Son pet
it bonnet en cachemire
Sa future
chambre d'adolescent

Ils s'imagi
nent auprès du feu
F
lamboyant au sein du foyer
Qui attise
leur amour radieux
Elle donne le se
in, lui pour filmer

Les amoureux dans les transports en commun
Profitent
de ces petits instants opportuns
Pour
se bécoter, parler du lendemain
En
attendant que leur beau rêve ne s'éteint
Les
amoureux dans les transports en commun...


Leu
rs corps blotis contre la fenêtre
Personne vi
endra crever leur bulle
Sur cette vitre il ma
rque en toutes lettres
Une sorte de "je
t'aime" ridicule

Un lieu pourtant p
eu romantique
Mais heureux ils montrent leur bonheur
Aux vo
yeurs exclus d'la pratique
Ce jeu qui ré
unit deux coeurs

Toutefois arriv
e le terminus
L
e train s'arrête comme leur passade
C
eci signe la fin de l'opus
A la gare
Fin des Embrassades

Les amoureux dans les transports en commun,
Les amou
reux dans les transports en commun...

# Posté le vendredi 18 avril 2008 20:55

Modifié le samedi 03 mai 2008 19:33